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Guerre en Ukraine, midterms aux Etats-Unis, législatives en Hongrie… les paris sont ouverts pour 2026

Guerre en Ukraine, midterms aux Etats-Unis, législatives en Hongrie… les paris sont ouverts pour 2026

Une série de points d’inflexion attendent le monde. Voici notre point de vue sur ce qui pourrait se passer cette année.

Par JAMIE DETTMER

llustration par Michael Waraksa pour POLITICO

L’année dernière, POLITICO avait choisi d’envisager l’avenir avec optimiste en exposant quelques raisons d’être confiant pour 2025, non sans une pointe d’ironie. Certaines prédictions se sont avérées justes, d’autres moins : Donald Trump a réussi à mettre fin (peut-être) à la guerre à Gaza, mais la paix en Ukraine s’avère plus difficile à obtenir.

Cette fois-ci, nous avons choisi de proposer des cotes sur des scénarios pour 2026 : de la survie politique du Hongrois Viktor Orbán et de l’Israélien Benyamin Netanyahou aux chances d’une crise financière, en passant par les vainqueurs probables des élections de mi-mandat aux Etats-Unis.

Votre serviteur est-il prêt à parier son propre salaire sur l’un des scénarios esquissés plus bas ? Bien sûr que non ! L’erreur la plus fréquente en matière de jeux d’argent, c’est de commencer. Il suffit de demander à Harry Kakavas, l’un des plus brillants magnats de l’immobilier d’Australie, qui a fait fortune en vendant des propriétés sur la Gold Coast pour perdre des dizaines de millions de dollars aux tables de Baccarat.

D’autant que la politique, en ces temps troublés, est encore moins prévisible que le sport. Et encore plus avec le toujours imprévisible Donald Trump à la Maison-Blanche — la preuve avec l’arrestation surprise du président vénézuélien Nicolás Maduro la semaine passée. Voici comment nous voyons les choses se dérouler à travers le monde en 2026.

Trump parvient à mettre fin à la guerre en Ukraine

Malgré tout ce que l’on entend sur les sanctions des Occidentaux détruisant l’économie russe et mettant le Kremlin au pas, Vladimir Poutine semble imperturbable. Peu importe le carnage sur les lignes de front ou les Russes qui font la queue à la station-service à cause des attaques de drones ukrainiens sur les raffineries de pétrole, il est resté déterminé à faire valoir ses exigences maximalistes.

Par ailleurs, il existe des limites à ce que le président ukrainien Volodymyr Zelensky peut accepter sans déclencher un tollé dans son pays.

Néanmoins, Donald Trump semble souvent plus enclin à penser qu’un deal est possible. Après son sommet avec Vladimir Poutine en Alaska, un micro de CNN avait pu capter une conversation lors de laquelle le président américain expliquait à Emmanuel Macron qu’il pensait que son homologue russe voulait “vraiment signer un accord”. “Je crois qu’il veut le faire pour moi, vous comprenez ? Aussi fou que cela paraisse”, ajoutait Donald Trump.

Bien sûr, l’entêtement de Vladimir Poutine l’a frustré, l’amenant à se demander s’il n’était pas en train de se faire manipuler — une thèse que sa femme Melania Trump partagerait.

Le président russe a l’art de mener Donald Trump en bateau — et son sens du timing est impeccable lorsqu’il contacte son homologue américain. Prenez son appel téléphonique de deux heures le mois dernier, faisant miroiter la perspective d’un sommet juste au moment où le locataire de la Maison-Blanche laissait entendre qu’il pourrait fournir à l’Ukraine des missiles de croisière Tomahawk.

Probablement que poursuivre la guerre est utile pour Vladimir Poutine. Cela a l’avantage de mettre à rude épreuve les nations européennes, à l’heure où leurs finances publiques ne sont pas au beau fixe (voir ci-dessous), et risque de fracturer l’alliance transatlantique. Un Occident distrait profite également l’allié du président russe : Xi Jinping, qu’il évalue s’il doit — et quand — passer à l’action à Taïwan.

Il est permis de penser que la prolongation de la guerre est utile à Poutine. | Sputnik

Et le régime de Vladimir Poutine pourrait être mis en péril s’il mettait fin au conflit de manière abrupte. Selon Ella Paneyakh, sociologue au thinkt tank New Eurasian Strategies Centre, une sortie rapide de l’économie de guerre ferait probablement éclater de dangereux conflits sociopolitiques internes. Selon elle, cela déclencherait “une concurrence cruelle et vicieuse pour des ressources en diminution”.

Compte tenu de la grave pénurie de main-d’œuvre en Ukraine — les unités ukrainiennes ne peuvent déployer qu’une dizaine de soldats par kilomètre de front —, il y a toujours un risque de percée sur la ligne de front. En résumé, Vladimir Poutine pourrait bien estimer qu’il peut obtenir davantage en persistant : plus de terres, des garanties de sécurité occidentales tellement édulcorées qu’elles n’ont plus aucune valeur, et une taille limitée de l’armée ukrainienne après-guerre. Cela ouvrirait la voie à une reprise ultérieure des hostilités par les Russes.

Le contre-argument ? L’économie russe est aux prises avec des taux d’intérêt élevés, des pénuries de main-d’œuvre et la montée en flèche des coûts d’emprunt de l’Etat. Il y a des alertes sur les créances douteuses que les banques russes doivent supporter. Le statu quo pourrait ne pas durer éternellement. De même, l’Ukraine pourrait avoir du mal à passer l’hiver, la Russie ciblant sans relâche l’infrastructure énergétique du pays et les Européens n’étant pas en mesure d’apporter un soutien financier suffisant à Kiev.

Cote : 4/1

L’année où le marché des dettes souveraines dira : trop c’est trop

James Carville, le cerveau de la campagne de Bill Clinton, a un jour suggéré qu’il serait amusant de se réincarner en marché obligataire, sur lequel s’échangent les titres de dette des Etats. “Vous pouvez intimider tout le monde”, avait-il lancé.

Même Donald Trump semble se rendre compte qu’il est dépassé par les véritables maîtres de l’univers : les bond vigilantes (ces investisseurs qui sanctionnent les Etats trop dépensiers), les patrons des fonds spéculatifs et des fonds de pension, et les pontes de la haute finance. Au printemps, il a dû interrompre sa politique de “droits de douane réciproques” lorsque le marché des dettes souveraines a froncé les sourcils.

L’impressionnante puissance collective des géants mondiaux de l’investissement et des traders a été démontrée il y a trois ans, lorsqu’ils ont réagi négativement au “mini-budget” de la Britannique Liz Truss et ses baisses d’impôts controversées. Son mandat a été le plus court de l’histoire britannique ; les 49 jours de Truss ont battu le record de George Canning, qui avait servi pendant 119 jours en 1827 — mais il avait l’excuse d’être mort pendant son mandat.

Combien d’autres chefs de gouvernement occidentaux pourraient être poussés à la porte l’année prochaine par le marché obligataire s’ils ne parviennent pas à réduire des déficits budgétaires croissants ?

Combien d’autres chefs de gouvernement occidentaux pourraient être poussés à la porte l’année prochaine par le marché obligataire s’ils ne parviennent pas à réduire leurs déficits budgétaires croissants ? | Timothy A. Clary/AFP via Getty Images

L’état alarmant des finances publiques — du Japon à la Grande-Bretagne en passant par les Etats-Unis — a maintenu les taux d’intérêt à long terme à des sommets qui n’avaient pas été vus depuis plusieurs années. Les défis budgétaires posés par les niveaux élevés de dette publique, le ralentissement de la croissance et l’atonie de la productivité ne font que s’aggraver. Et il sera difficile de rassurer les marchés obligataires.

La demande de titres de dette d’Etat s’est refroidie dans le monde entier, les investisseurs institutionnels étant découragés par les perspectives des finances publiques de certains poids lourds, dont les Etats-Unis. “Les réformes économiques nécessaires pour couvrir l’augmentation de la dette font défaut, et les marchés de capitaux s’en rendent compte”, analysait Christian Sewing, le patron de la Deutsche Bank, en septembre.

Avec son explosion de la dette publique et une succession de Premiers ministres nommés par Emmanuel Macron incapables de rassembler le soutien du Parlement — ou de l’opinion publique — pour la réduire, le cas français fait figure de signe avant-coureur. La Grande-Bretagne suit de près. La crise financière et la crise politique vont de pair, se renforçant et s’alimentant mutuellement. Pour des raisons électorales, les gouvernements sont tout aussi réticents à augmenter les impôts qu’à réduire les dépenses, mais il faut bien que quelque chose bouge.

Cote : 5/1

Netanyahou survit à nouveau

Ce n’est pas pour rien qu’on l’appelle “le magicien”. Lorsque tout semblait perdu dans la longue carrière politique de Benyamin Netanyahou, il a su rebondir de manière invraisemblable. “Combattant obsessionnel et acharné, pour qui l’échec n’est pas une option légitime”, note l’un de ses biographes, Ben Caspit.

Le dirigeant israélien a d’abord été surnommé “Bibi le magicien” dans les années 1990, après avoir battu Shimon Peres lors des élections organisées quelques mois après l’assassinat du Premier ministre de l’époque, Yitzhak Rabin. En 2015, peu de gens croyaient qu’il pouvait remporter une victoire, étant donné les enquêtes criminelles et les accusations d’abus de confiance et de corruption. Pourtant, Bibi a sorti un nouveau lapin de son chapeau et s’est assuré une réélection en courtisant l’extrême droite israélienne et les nationalistes religieux — une tactique qu’il a répétée en 2019 pour revenir sur le devant de la scène.

Beaucoup le disaient fini il y a deux ans, après l’assaut du Hamas dans les kibboutz du sud d’Israël. Son gouvernement a été largement blâmé pour son incapacité catastrophique à prévenir l’attaque du 7-Octobre, considérée comme la pire défaillance en matière de sécurité depuis la guerre du Kippour de 1973, qui a mis fin à la carrière de la légendaire Golda Meir.

Ce n’est pas pour rien qu’on l’appelle “le magicien”. Lorsque tout semblait perdu dans la longue carrière politique de Benjamin Netanyahou, il a su rebondir de manière invraisemblable. | Joe Raedle/Getty Images

Les élections législatives doivent se tenir avant le mois d’octobre de l’année prochaine. Il y a fort à parier que le scrutin aura lieu plus tôt, ce qui est probablement l’option préférée de Benyamin Netanyahou. Malgré le 7-Octobre et ses démêlés judiciaires, le Premier ministre a lentement amélioré sa position politique. La cote de popularité du Likoud, son parti au pouvoir, qui était au plus bas dans les sondages, a commencé à remonter après la campagne militaire contre le Hezbollah au Liban et a continué sa progression avec l’humiliation de l’Iran.

Et Donald Trump a peut-être rendu un grand service à Bibi en le poussant à accepter le plan de paix pour Gaza et un cessez-le-feu. Benyamin Netanyahou a pu utiliser le président américain comme excuse pour arrêter la campagne militaire à Gaza, ce qui lui a permis de passer outre les nationalistes religieux et les partenaires d’extrême droite de sa coalition qui voulaient que la guerre se poursuive.

Ses adversaires politiques se consolent en constatant que le Likoud semble en passe de perdre les 35 sièges obtenus lors des dernières élections. Les sondages montrent que sa coalition de droite aurait du mal à obtenir 61 sièges sur les 120 que compte la Knesset. Il en va de même pour le bloc d’opposition. Un sondage réalisé le mois dernier pour Zman Yisrael, un site médiatique en hébreu, indiquait que Bibi bénéficiait d’un soutien accru à la suite du cessez-le-feu et de l’accord sur la libération des otages. Le Likoud semble en passe de redevenir le plus grand parti de la Knesset.

Le seul espoir pour les adversaires de Benyamin Netanyahou est de s’unir et de proposer aux Israéliens un choix simple. C’est la stratégie que poursuit l’ancien Premier ministre Naftali Bennett, qui fait la cour à Gadi Eisenkot, ancien chef des forces de défense israéliennes, dans le but de faire de l’élection un face-à-face entre lui et Bibi. Ce dernier a-t-il une autre carte dans sa manche ?

Cote : 3/1

Le “Viktator” hongrois est réélu

Qui parierait contre le fait que Viktor Orbán conduise son parti national-conservateur, le Fidesz, à une nouvelle victoire parlementaire ?

Le “Viktator” — un jeu de mots combinant son prénom et le mot hongrois pour “dictateur” — a remporté les trois dernières élections. Celui-ci est la bête noire des responsables politiques centristes et de gauche européens, qui sont déterminés à le voir chuter lorsque les Hongrois se rendront aux urnes en avril, et ont hâte de se libérer de son obstructionnisme antieuropéen.

Qui parierait contre le fait que Viktor Orbán conduise son parti national conservateur, le Fidesz, à une nouvelle victoire parlementaire ? | Pierre Crom/Getty Images

“Les élections ne seront pas hermétiquement isolées du reste de l’Europe”, s’amuse Frank Furedi, qui dirige la branche bruxelloise du Mathias Corvinus Collegium, soutenu par le gouvernement hongrois. Frank Furedi prédit que la Hongrie sera le théâtre d’une gigantesque bagarre idéologique, qui accentuera la polarisation d’un pays déjà très divisé.

Trump, les influenceurs MAGA et les alliés d’Orbán au sein du groupe des Patriotes pour l’Europe seront tout aussi déterminés à le voir rester Premier ministre. Selon Frank Furedi, ils sont déjà rassurés par le résultat des élections législatives d’octobre en République tchèque, qui ont vu le parti ANO du populiste de droite Andrej Babiš terminer largement en tête. La victoire d’un national-conservateur à la présidentielle polonaise cette année est également une source de confiance. Mais même les fidèles de Viktor Orbán ne doutent pas qu’il s’agira de l’élection la plus difficile à laquelle il ait été confronté au cours des quinze dernières années, l’ancienneté s’avérant un désavantage.

La campagne électorale a déjà commencé. Péter Magyar, député européen et ancien membre du Fidesz, est le principal rival de Viktor Orbán. Il espère profiter du mécontentement général de la population face à l’inflation record, aux difficultés économiques et à une série de scandales politiques. Il espère que la lassitude vis-à-vis du Premier ministre se fera sentir. Son parti pro-occidental et de centre droit, Tisza, est au coude à coude avec le Fidesz dans de nombreux sondages, voire en tête selon certains instituts indépendants.

Mais un Hongrois sur quatre reste indécis. “Un peu de ruse et beaucoup de campagne” pourraient faire basculer les sondages, glisse l’analyste politique Péter Krekó, du think tank Political Capital, basé à Budapest. “L’avance de Tisza n’est pas immuable.”

Viktor Orbán présente Péter Magyar comme une marionnette de l’UE et même comme un agent d’influence ukrainien qui veut pousser la Hongrie à la guerre. Il espère que son discours populiste sur l’UE, aidé par des médias contrôlés par ses amis, fera porter les débats au centre de l’élection sur les guerres culturelles. Cela pourrait bien marcher, une fois de plus.

Cote : 2/1

Une crise du shadow banking éclate

Gardez un œil sur le marché du crédit privé non réglementé (des prêts octroyés par des acteurs non bancaires) et le shadow banking. Le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Andrew Bailey, d’ordinaire si discret, a déjà tiré la sonnette d’alarme.

En octobre, il a mis en garde contre les parallèles avec le krach financier de 2008. Celui-ci avait été déclenché à la suite de l’éclatement d’une bulle immobilière américaine, elle-même alimentée par un accès facilité à des prêts et à des crédits subprimes risqués, regroupés dans des produits financiers opaques qui ont répandu le risque dans tout le système financier mondial. Le risque s’était alors transformé en contagion.

Le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Andrew Bailey, a mis en garde contre les parallèles avec le krach financier de 2008. | Oli Scarff/Getty Images

Le système financier mondial sera-t-il à nouveau mis à genoux ? Les marchés du crédit privé sont devenus une source majeure de financement pour les entreprises. Cela s’explique en partie par le fait que les banques traditionnelles n’ont jamais retrouvé leur appétit pour les prêts plus risqués après la crise de 2008, et qu’elles ont également été limitées en raison d’une supervision et d’une réglementation accrues.

Les fonds spéculatifs et les sociétés de capital-investissement qui composent le secteur du shadow banking représentent aujourd’hui un peu moins de la moitié des actifs financiers mondiaux, d’une valeur d’environ 250 000 milliards de dollars, selon le Conseil de stabilité financière.

La bonne nouvelle, c’est que, contrairement aux banques traditionnelles et aux banques d’investissement, ils n’utilisent pas les dépôts des ménages pour investir dans des actifs illiquides à long terme ; ils lèvent et empruntent des fonds auprès d’investisseurs, qui acceptent en grande partie que leur investissement soit bloqué pendant de longues périodes. Cela réduit les risques à court terme pour les acteurs du shadow banking de sorte, qu’en théorie, ils ne devraient pas faire l’objet de ruées massives, comme ce fut le cas pour Lehman Brothers en 2008.

Mais il s’agit là d’une théorie. Si le marché du crédit privé est ébranlé, il y aura forcément un impact sur d’autres parties du système financier mondial. Et les gouvernements aux finances publiques exsangues ne seront pas en mesure d’organiser un renflouement comme en 2008, en particulier à un moment où la révolte populiste est encore plus forte. En outre, le shadow banking a beaucoup misé sur l’IA, dont le boom pourrait bien être une bulle prête à éclater. Il pourrait bientôt être temps de se mettre à l’abri.

Cote : 3/1

Démocrates contre républicains

Il sera difficile pour les républicains de garder le contrôle de la Chambre des représentants.

Le parti du président en exercice perd invariablement le contrôle de l’institution après les élections de mi-mandat, les fameuses “midterms” — cela n’est arrivé que deux fois depuis 1938. “Ces deux exceptions reflètent des circonstances inhabituelles”, selon William A. Galston, de la Brookings Institution, un think tank centriste.

Il sera difficile pour les Républicains de conserver le contrôle de la Chambre des représentants. | Visions of America/Universal Images Group via Getty Images

En 2002, les républicains du président George W. Bush ont surfé sur l’effet drapeau après les attentats du 11 septembre ; et en 1998, les démocrates de Bill Clinton ont bénéficié de l’effort impopulaire des républicains pour le destituer.

Pour compliquer la tâche des démocrates l’année prochaine, un plan de redécoupage électoral controversé, poussé par Donald Trump au Texas et dans d’autres Etats, devrait permettre aux républicains d’obtenir des sièges supplémentaires, bien qu’une partie devrait être compensée par le redécoupage effectué par les démocrates en Californie.

Néanmoins, les républicains ne disposant que d’une faible majorité à la Chambre des représentants, les démocrates seront les favoris pour reprendre le contrôle de la Chambre, surtout si la cote de popularité de Trump ne remonte pas. Signe rassurant pour eux : leurs larges victoires lors des élections gouvernorales dans le New Jersey et en Virginie en novembre.

Le Sénat est une autre affaire. Le Parti démocrate dispose actuellement d’une majorité de six sièges et joue sur un terrain beaucoup plus sûr. Bien qu’ils doivent défendre 22 sièges l’année prochaine, contre 13 pour les démocrates, la plupart des sortants sont considérés comme assurés d’être reconduits. Seul un sénateur républicain se présente dans un Etat qui a voté pour Kamala Harris lors de la présidentielle de 2024. Et deux sénateurs démocrates sortants se présenteront dans des Etats remportés par Donald Trump.

Dans l’ensemble, les républicains du Sénat semblent être dans une position beaucoup plus forte que leurs camarades de la Chambre des représentants. Pour que les démocrates remportent le Sénat, il faudrait qu’une gigantesque vague anti-Trump déferle même dans certains des Etats les plus conservateurs du pays. C’est peu probable, mais des choses plus étranges se sont déjà produites.

Les démocrates s’emparent de la Chambre des représentants : 2/1 ; les républicains conservent le Sénat : 2/1

Cet article a d’abord été publié par POLITICO en anglais, puis a été édité en français par Jean-Christophe Catalon.

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